Histoire – Napoléon débarque à Golfe Juan – les 100 jours

Aujourd’hui, 1 mars 2013, c’est la date anniversaire du retour de Napoléon de l’ile d’Elbe pour les 100 jours.

Napoléon débarque à bord de l’Inconstant à Golfe Juan sur la côte d’azur le 1er mars 1815.

Malgré tout ce qu’on peut dire sur Napoléon Bonaparte, j’admire ce personnage, entre roi de la guerre et roi de l’amour à travers ses différentes batailles et conquêtes amoureuses. Il apporta à la France, une nouvelle vision du pouvoir, des connaissances de sa conquête d’Egypte, des éléments à la mode (comme le châle),un style de mobilier et une grandeur certaine à la France.

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LES CENT JOURS : LE RÉCIT

A peine installé sur l’île d’Elbe, l’Empereur déchu songe à regagner la France. De multiples raisons le poussent dans cette voie : outre l’ennui du séjour et le refus de sa femme Marie-Louise et de leur fils de le rejoindre, il rencontre d’importantes difficultés financières dues au fait que la rente de 2 millions de francs que lui avait promise Louis XVIII ne lui est pas versée et prend conscience de l’exaspération croissante qui se développe en France contre le Roi et les émigrés revenus avec lui dans l’espoir de saborder l’œuvre de la Révolution. C’est ainsi que, embarqué à bord de l’Inconstant, Napoléon débarque par surprise avec 6 autres navires et 1100 hommes à Golfe-Juan, près d’Antibes, le 1er mars 1815. Les bateaux ont mouillé si près de la côte que certains soldats, pressés de débarquer, se sont jetés à l’eau et, étendus sur le sable, font sécher leurs effets personnels, tandis que, sur une butte, Napoléon confère avec les commandants des troupes. De Juan-les-Pins, Napoléon et son armée gagnent Grenoble, puis Lyon et Paris. Le 20 mars 1815, Napoléon fait son entrée aux Tuileries, d’où Louis XVIII s’est discrètement enfui la veille. Un dessin au lavis de François-Joseph Heim (1787-1865), premier prix de Rome en 1807 et membre de l’Institut en 1829, montre bien la liesse populaire qui accompagne le retour de l’Empereur, sorti de son carrosse par des soldats et porté en triomphe vers l’escalier monumental du palais des Tuileries, que Napoléon avait élu comme sa résidence officielle dès 1800. Mue par un même élan, la foule se précipite à sa suite dans l’antichambre du palais, où des soldats tentent de la contenir. Cependant, cet élan populaire est de courte durée : si la chute de la monarchie s’est opérée sans difficulté, l’Empereur se rend néanmoins compte que la situation intérieure s’est considérablement modifiée depuis son départ et que les notables mis au pouvoir par Louis XVIII ne sont pas prêts à subir un nouveau régime dictatorial. Désireux de se concilier les bonnes grâces du peuple français, Napoléon accepte ainsi de réformer la Constitution dans un sens relativement libéral et confie à Benjamin Constant la rédaction d’un Acte additionnel aux constitutions de l’Empire, qui sera proclamé le 1er juin 1815 lors de la cérémonie du Champ de Mai. A l’extérieur, en revanche, la situation est de plus en plus tendue, et Napoléon ne parvient pas à négocier avec les souverains alliés, l’Angleterre, l’Allemagne, la Russie et l’Autriche, qui sont déterminées à en découdre une fois pour toutes avec « l’ogre corse ».

Face au danger extérieur imminent, Napoléon s’efforce de reconstituer une nouvelle armée, mais il ne réussit pas à mobiliser toutes ses troupes et seul un petit nombre de généraux lui sont restés fidèles. C’est finalement avec une armée de 124 000 hommes et 370 pièces d’artillerie qu’il se dirige vers le Nord pour affronter les deux armées anglo-hollandaise et prussienne de Wellington et de Blücher, bien supérieures en nombre. Ayant réussi à faire jonction, celles-ci mettent en déroute l’armée française dans la plaine de Waterloo le 18 juin 1815. Désormais, le destin de Napoléon est scellé : le 22 juin, il abdique une seconde fois, puis est déporté en octobre dans l’île de Sainte-Hélène à la demande du gouvernement anglais, tandis que Louis XVIII retrouve son trône le 8 juillet. C’est ce jour-là, en accueillant le Roi à son retour de Gand, que le préfet de la Seine Chabrol de Volvic invente la célèbre expression des « Cent jours » pour qualifier le retour éphémère de Napoléon au pouvoir, un retour qui eut des conséquences désastreuses pour la France, puisque celle-ci, anéantie militairement, se voit contrainte d’accepter les dures conditions des Alliés lors du second traité de Paris le 20 novembre 1815. Symbole de l’effondrement du Premier Empire, ce traité ramène la France à ses frontières de 1790 et l’oblige à payer une indemnité financière considérable, ainsi qu’à subir l’occupation étrangère pendant trois ans.

(source histoire-image.org, par Charlotte Denoel)

 Dans un prochain billet je vous parlerai de « Napoléon ou la destinée » de Jean-Marie Rouart, mon ouvrage préféré sur l’Aigle.

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2 réponses à “Histoire – Napoléon débarque à Golfe Juan – les 100 jours

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