Archimède : de la poésie, du rock en français

Le samedi 13 mars, je me suis rendue à la salle de spectacle Le Bournot à Aubenas pour interviewer le groupe ARCHIMÈDE. Les deux frères nous parle de leurs influences, de leur envie de chanter en français, de leur ville Laval et bien plus encore ! 

Après un excellent concert, j’ai donc rencontrer les deux frangins Fred et Nico qui m’ont accordé un peu de leurs temps pour répondre à mes questions.

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Alors voilà un petit montage photos et vidéos exclusives sur fond de l’interview !

Comment avez vous trouvé  l’ambiance ce soir?

Nicolas : Plutôt très sympathique, nous étions fatigués mais le public ne l’était pas.  Donc ils nous ont communiqué leur énergie. On venait de Rouen, on a fait 700 bornes pour venir ici donc on était tous un peu raplapla, ramollis mais le public avait une belle et une saine énergie donc ça nous a mit dedans, voila c’était cool on a bien apprécié.

qu’est ce que vous pensez de l’Ardèche ?

Nicolas : Très jolie en fait on vient assez rarement, on était assez surpris de toutes ces montagnes, les petits chemins sinueux, c’était joli. Et j’ai failli faire un malaise dans notre camion parce que j’étais haut perché sur la banquette arrière et j’ai failli vomir sur le bassiste (rires) .

pourquoi avoir appelé votre groupe ARCHIMEDE ?

Frédéric : C’ est le titre de notre première chanson qu’on a composé tous les deux, elle ne figure pour l’instant nulle part, ça raconte l’histoire d’un pauvre gars pas très intelligent que ses parents ont prénommé Archimède et qui prend des bains à répétitions et malheureusement qui ne trouve aucune formule.

Nicolas : c’est une chanson un peu rigolote dans l’esprit du groupe mais on ne l’a pas gardé. Peut être qu’elle figurera sur le deuxième ou le troisième ou le septième album (rires) .

Pourquoi une pochette rose ?

Nicolas : Pour attirer les filles

Frédéric : Ca marche (rires)

Nicolas : On trouvait ça joli, justement c’était marrant de prendre un peu le contre-pied du coté « mauvais garçons du rock » qui sont toujours avec des perfectos à franges, les looks méchants, les lunettes noires, très dark. C’est pour cela qu’on a fait du rose.  Il y a un petit coté dans notre graphisme de pochette « chapeau melon et bottes de cuir » c’est a dire , c’est à la fois moderne dans le design et a la fois ancien vintage dans le côté noir et blanc avec le fond rose nous on aimait bien. Ca nous correspond.

Pourquoi toujours avoir un chapeau ?

Nicolas : Parce que je sue comme un degeulasse et c’est pas beau de transpirer sur scène

Frédéric : Il a plein de coton en fait sous son chapeau .

Nicolas : voila c’est ça (rires)

Qu’est ce qui vous a donné envie de faire de la musique?

Nicolas : Fred fait de la guitare depuis qu’il est tout qu’il a 10/11 ans. Moi j’ai toujours aimé écrire, on s’est retrouvé naturellement tous les deux à faire des chansons depuis l’adolescence. On a  pas mal eu de groupes dont beaucoup n’ont pas duré.  Archimède,  on tiens plutôt bien le cap pour l’instant. On fait les chansons tout les deux mais on est entouré  de gens qui bossent et produisent les chansons avec nous.  C’est vraiment une bande de copains, on est tous de Laval.

Vous avez une voix particulière , que l’on peux qualifier de voix de « titi parisien », gouailleuse , est ce que Renaud vous a inspiré ?

Nicolas : Oui , ça fait parti des influences, Renaud, Dutronc, Nino Ferrer. On est dans cette filiation là, de cette gouaille.  Mais avec un pied outre manche dans le rock anglo-saxon c’est vraiment à l’affluent de ces deux biberons là.

Combien de temps avez vous travailler sur votre album  ?

Frédéric : En fait il y a des chansons qui ont 4 ou 5 ans comme « l’été revient », « fear facteur » . Concrètement sur l’album on a mit 4 mois de travail en 2008 avec un réalisateur qui s’appelle Philippe Paradis qui réalise les disques de Zazie, de Christophe et d’Hubert Felix Thiefaine.

Nicolas : Y’a des chansons sur ce disque qui datent de 4-5 ans et puis d’autres qui ont étaient faites carrément en studio pour garder de la spontanéité, on a fais des prises live aussi en studio.

De quoi qualifiez vous votre style ?

Nicolas : On a un petit mot qui cercle bien l’univers dans lequel on est. On parle de Pop Franglosaxonne. C’est ce que je disais tout à l’heure, un pied outre manche et un pied en France. Des textes français avec vraiment un attachement à notre langue et puis des rythmiques et des mélodies plus typiques de la musique anglo-saxonne avec des guitares un peu plus abrasives que celles typiques de la chanson française. On a a la fois un attachement à la langue française et puis beaucoup d’enthousiasme pour la musique anglo-saxonne.

Est ce que l’accueil des Etats Unis a été un réel tremplin pour vous ?

Nicolas : Non, ça a fait un buzz là bas puisque il y a un manager de la communauté  youtube qui a posté notre clip « vilaine canaille » en home page de youtube états unis donc forcement ça a géneré beaucoup de visites sur cette video là. Du coup,  les médias français se sont intéressés a nous . Mais on peux pas dire aujourd’hui et très honnêtement que l’on a un public aux Etats-Unis.

Dans nombreux titres vous critiquez les « vilaines canailles qui piquent les slims » qui visez vous comme groupe ?

Frédéric : Non, on ne vise personne en particulier et tout le monde en même temps c’est le principe même de tous les groupes qui connaissent les toutes petites salles dans la Mayenne ou dans la Creuse ou dans la Meuse qui vont essayer de séduire les filles, se mettre un peu sur un pieds d’Estalle  et puis qui, par la force des choses, arrivent tout en haut, remplissent des salles et malheureusement  déclinent. On a commencé nous sur des toutes petites scènes maintenant on arrive à des scènes très sympas, comme ce soir, et puis on espère que ça ira encore loin, on est pas impatients de connaitre le déclin.

Nicolas : En même temps, je comprends ce que ta question sous entendait. On l’a écrite en pensant un peu aux groupes un peu « baby rockers » mais pas forcement le faire ordonnance de cette scène là qui est BB Brunes et qu’on trouve vraiment que c’est un groupe qui a de bons textes de plus en plus .  C’est plus se moquer des gens qui marchent un peu dans leurs pas mais qui soignent plus le look que leurs chansons. Nous on soigne un peu le look mais je me fais vraiment chier sur les textes. C’est un peu pour tacler ça mais avec la petite pirouette à la fin de la chanson où je dis « laissons dire que je m’inclus dans l’épopée des cocus de la gloriole » c’est à dire que nous même on ne se place pas à l’abris de subir le même sors.

Magali, Cathy, Emilie , etc. dans »Eva et les autres » existent elles réellement ?

Nicolas : toutes.(rires) Non ce n’est pas ma vie par le menu. Chaque fille a ses atouts et puis ses défauts enfin c’est une chansons un peu marrante , on a tous connu des filles jalouses, des filles un peu nymphos. enfin c’était amusant de faire une espèce d’anthologie des défauts féminins.

Ou trouvez vous l’inspiration pour vos textes ?

Nicolas : Partout, ça peut être un peu comme dans la chanson française ou c’est le quotidien qui peut donner des idées . Dans Archimede, on travaille beaucoup sur le son et il s’agit d’abords de faire sonner des syllabes, de faire couler la langue française dans le moule de la musique anglo-saxonne donc le son des fois precede le sens. On va chercher vraiment des mots qui sonnent et après à partir de ces mots là, on va dérouler la pelote pour donner du sens à la chanson. mais on veut pas a tout prix raconter le quotidien. Des chansons comme « dusse-je » qui cloture l’album, qui est une chanson un peu surréaliste, un peu poétique. voilà on essaye quand même, c’est pas prétentieux,  d’élever un peu, de ne pas raconter les défauts de ma machine à laver par exemple.

Fréderic : Que t’as pas

Nicolas : Que j’ai pas d’ailleurs.(rires)

Malgré la forte présence de groupes français chantant en anglais, vous chantez en français, ce qui ce fais de plus en plus rare, que pensez vous de cela ? pourquoi chanter en français ?

Frédéric : C’est dommage, on trouve ça dommage puisqu’on a une  belle langue et quand on passe un peu de temps, enfin Nicolas passe beaucoup de temps, là dessus, c’est lui qui fait tout les textes et quand on se creuse un peu la tête et qu’on se casse un peu le cul on sort des belles choses. Je pense que les groupes anglais, c’est ce qu’on disait tout à l’heure favorisent plus le coté production, le coté son, le coté look des chansons que ce qui ont a dire, c’est un petit peu dommage et quand on voit pour les victoires de la musique par exemple, y’a eu plein de groupes ou d’artistes français qui chantent anglais et qu’ont gagnaient, tant mieux pour eux et on est pas du tout jaloux de ça mais on trouve ça un peu dommage et c’est bien qui est des groupes qui tiennent la barre comme Luke, comme BB Brunes, comme nous et comme d’autres artistes. Le français sonne quand on voit Telephone, Dutronc, Bashung. Pleins d’artistes rock n roll qui ont composés en français et écrient en français et qui on fait sonner cette langue donc en travaillant un peu je pense que c’est facile. Nous notre musique elle appelle vraiment l’anglais d’un premier abord on pourrait dire « I believe i can fly » par exemple partout mais ça n’aurait pas de sens, ça servirait à rien.

Vous êtes de Laval, donnez nous envie de visiter votre ville.

Nicolas : Y’a une très belle rivière qui scinde la ville en deux, y’a deux rives magnifiques un peu comme à Paris. Y’a un vieux Laval avec plein de belles maisons à colombages. C’est une petite ville a taille humaine c’est à dire il ne se passe pas 12 millions de trucs mais ça permet d’avoir le temps, de prendre son temps , c’est beaucoup agréable et très important dans le processus d’écriture ou de composition. De ne pas être tout le temps dans le speed typique de Paris. Nous on se voit mal vivre là bas, c’est bien d’avoir le temps de faire ses chansons de faire tout ça à tête reposée sans trop se prendre la tête pour ça laval c’est bien.

Frédéric : C’est une ville réelle c’est pas une ville où on vit d’apparence, c’est pas du tout surfait . C’est la réalité complète donc ça nous convient bien.

Avez vous été surpris de votre nomination aux victoires de la musique ?

Nicolas : Non. C’est tellement génial ce qu’on fait que j’ai pas du tout étais surpris. (rires).

Oui bien sur, on a était surpris, ravis. On s’attendait à ne pas l’avoir puisqu’on sentait qu’on était les petits poucets de la catégorie. En même temps on était les seuls à chanter français donc c’était peut être la brèche par laquelle on aurait pu la chopper, ça n’a pas était le cas tant pis. On était ravis de pouvoir faire un live là bas et de se faire un peu plus connaitre par ce bied.

Est ce que vous avez fait des rencontres intéressantes aux victoires de la musique ?

Nicolas : On y a rencontré des gens comme M qui a était très cool, Jacques Higelin qui a dit du bien aussi de notre projet. Et puis toute la nouvelle scène Pony Pony Run Run avec lesquels on est amis, Yodelice, Revolver voila ce sont des groupes qui chantent anglais mais

Frédéric : Helmut Fritz aussi aime bien ce qu’on fait. Même Sliimy nous aime bien

Nicolas : Moi je l’aime bien Sliimy aussi, il est très sympathique. La jeune scène est plutôt cool, voila on parle de l’anglais tout à l’heure en disant qu’on trouve ça dommage, ça n’empêche pas humainement que ce sont des gens très biens et qui ont de belles chansons, de belles compos. Ils devraient essayer d’insister sur le français ça serait chouette.

Pas trop dur de travailler tout le temps avec son frère ?

Nicolas : Si , surtout avec cet affreux connard

Frédéric :C’est une catastrophe (rires)

Nicolas : Ca permet de tout ce dire assez rapidement, il n’y a pas de fioritures dans la relation c’est ça qui est bien.

Qu’est ce que vous avez prévu pour l’avenir ?

Frédéric : d’aller ranger notre matos et d’aller nous coucher . (rires)

Nicolas : De mourir comme tout le monde. Là en fait on est en pleine tournée, on a une trentaine de dates devant nous. Donc pour l’instant on est au taquet là dessus et puis on a déjà la moitié à peu près du second album qui est déjà écrit, composé donc inch’Allah, ça suit bien son cours.

LA DERNIERE MINUTE

artiste préféré : Nicolas : Jacques Dutronc

ville préféré : Frédéric : Laval

film préféré : Nicolas : Shutter Island

auteur préféré : Frédéric : Yann Moix

Nicolas : Louis Ferdinand Celine

plat préféré : Frédéric : Raclette

Nicolas : Sushis

boisson préféré Nicolas : le bourgogne pommard 1973

Beatles/rolling stones : Nicolas et Frédéric : Beatles

mer/montagne : Frédéric : Montagne

Nicolas : Mer

BBBrunes/plasticines : Nicolas : BB Brunes

 

N’hésitez pas à commenter et à partager ! 

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2 réponses à “Archimède : de la poésie, du rock en français

  1. Pingback: Archimède : « Julia » premier extrait d »Arcadie » | Midnight Coffee | le webzine sur l'actu musicale et artistique·

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